🌻 L'aventure de Lauren Smith et Calum Creasey: "The Rolling Home" 🌻

Depuis 2011, Lauren Smith et Calum Creasey parcourent l'Europe dans un combi Volkswagen, qu'ils ont aménagé afin de pouvoir y vivre. Cette aventure a été rendue possible par leurs propres économies mais aussi par une campagne de crowdfunding qui a eu énormément de succès.


Cette aventure extraordinaire leur a permis de créer l'entreprise Stoked Ever Since, pour des créations digitales et audiovisuels ainsi que la vente de produits inspirés directement de leur aventure. Ils ont notamment publié The Rolling Home book, un livre qui retrace tout leur voyage.

Rend-toi sur leur blog pour retracer leur parcours, agrémenté de photographies splendides, qui donnent envie de voyager comme jamais! Sur cette page, tu trouveras également des petits documentaires de leur voyage. 


Sur le site Lycored, Calum Creasey raconte qu'il vient d'une famille où la création avait une place très importante. Ainsi, dans le monde moderne où la technologie fait tout à notre place, c'est important pour lui de revenir au travail manuel, à la satisfaction de créer des choses par soi-même. Ainsi, la création se fait en trois étapes: la planification, le moment de création, la jouissance de la chose qu'on a créé de nos propres mains. Le van devient alors une source de joie: le simple véhicule est devenu une maison ambulante qui répond aux besoins du voyage. 
Quant à Lauren Smith, elle avoue, dans une interview pour Just Kampers, que la vie "sédentaire" de ses amis qui ont une maison, est parfois enviable. Mais la possibilité de pouvoir aller n'importe où, de voyager comme on veut, est plus forte que ce confort moderne. 
Bref, cette aventure, c'est avant tout l'appel de vivre au jour le jour en toute liberté, profiter du moment présent avec la satisfaction de devoir son bonheur à soi-même. Prêts à partir? 


 Retrouve Lauren Smith et Calum Creasey ici:

🍒 Hemingway - "Le vieil homme et la mer" (1952) 🍒

Le vieil homme et la mer est un roman publié en 1952, qui reçut le prix Pulitzer un an après sa publication (considéré comme l'un des prix les plus prestigieux au monde). 



Hemingway y raconte l'histoire d'un vieil homme, Santiago, qui a pêché toute sa vie dans le monde entier. Malgré cela, c'est un homme très pauvre, qui ne pêche plus qu'au large de son village cubain, près du Gulf Stream. Il vit seul, mais affectionne énormément un jeune garçon qui s'occupe de lui régulièrement et qui a pêché quatre-vingt quatre jours avec lui, sans attraper aucun poisson. Un jour, Santiago part seul dans sa barque pour aller pêcher. Soudain, un espadon gigantesque mord à sa ligne, et se met à nager sans s'arrêter, emportant avec lui la petite barque. Commence alors un combat de trois jours entre le vieil homme et le poisson, durant lesquels le vieil homme ne pourra dormir, devra manger des tranches de poisson crus et supporter l'extrême douleur de la ligne qui lui scie le dos et les mains, lutter contre l'épuisement. 

Je ne vais pas te dire la fin, mais l'explication de l'oeuvre que je vais donner suffira à te faire deviner comment se termine le roman, alors si tu ne veux pas du tout savoir, je te conseille de ne pas lire ce qui va suivre. 
Le vieil homme et la mer est en fait une sorte de parabole, c'est-à-dire un récit allégorique. Ce qui est raconté, c'est en fait la victoire dans la défaite, car ce qui importe, c'est le chemin parcouru, l'effort pour braver le destin. Ce qui compte, ce n'est pas la victoire finale, mais le combat de l'Homme, son espoir et son courage indestructible. Quand on arrive à la fin du roman, c'est très difficile d'accepter cette parabole, car on a le sentiment que le vieil homme a tout perdu, que sa souffrance a été vaine. Mais justement, il faudrait comprendre qu'aucune souffrance n'est vaine, qu'un échec se compose de petites victoires internes. Pour être honnête, je n'ai toujours pas réussi à accepter cette parabole, je suis encore toute chamboulée par l'histoire de Santiago, en colère contre le destin, avec un sentiment d'impuissance, de désespoir. Mais dans l'idéale, voilà la parabole qu'il faudrait comprendre!
"Mais l'homme ne doit jamais s'avouer vaincu, dit-il. Un homme, ça peut être détruit, mais pas vaincu".
Le vieil homme et la mer est un classique de la littérature américaine, et il est vraiment à lire. Je crois que c'est l'un des livres les plus sublimes qu'il m'ait été donné de lire. Les personnages sont attachant, que ce soit le jeune garçon ou le vieil homme, ou même le poisson. On fréquente des Hommes fondamentalement bons et généreux, et c'est un vrai plaisir. Quand on se retrouve seul en mer avec Santiago et le poisson, on a véritablement la sensation d'être seul au monde, perdu dans l'infini. Chaque nouveau défi que le destin envoie au vieux pêcheur est un défi pour nous-mêmes. J'aurais presque envie de dire qu'en tant que lecteur, nous sommes la barque qui porte Santiago et qui est tiré par l'espadon. 
J'ai aimé la relation qui naît enter le vieil homme et le poisson: ils sont ennemis dans les faits, car l'un ou l'autre doit mourir; mais en même temps, il y a comme de l'amour, un profond sentiment de respect et d'amitié. Cette relation ajoute de la douceur dans les épreuves que le poisson impose à Santiago, elles paraissent plus surmontables, et sans doute le pêcheur puise-t-il sa force dans cette relation.
"J'aurais pas dû aller si loin, poisson, dit-il. Ni pour toi, ni pour moi. Pardon, poisson."
C'est sans doute à cause de la relation qu'Hemingway fait naître entre le lecteur et les personnages que la fin m'a tellement dévastée. Et pourtant, c'est justement cette fin qui accentue le sublime de l'histoire; sans doute la beauté du personnage principal, son courage, sa force, n'auraient pas eu autant d'éclat sans cette fin qui se solde par la défaite complète de Santiago. Après tout, c'est peut-être vrai: on n'acquiert jamais autant de prestige et de force que dans l'échec...



Un court-métrage de vingt minutes a été réalisé à partir de ce roman par Alexandre Petrov en 1999. Les dessins sont assez beaux, et l'âme du roman s'y retrouve plutôt bien pour une adaptation aussi courte. J'ai même préféré ce court-métrage au film de John Sturges qui, pour les besoins du film je suppose, a trahi l'univers du livre au profit d'un autre. Car on perd évidemment ce silence et le sentiment de solitude au cœur de la mer qui apparaît dans le roman. 

🌻 Végétarisme: et si on en parlait? 🌻

Non, je ne suis pas (encore?) végétarienne, encore moins végétalienne. Mais ça ne m'empêche pas d'être sensible à la question, et j'aimerais bien que toi aussi, tu sois sensibles à la question. Voici deux trois choses à savoir:

- Manger de la viande, c'est fatal pour l'or bleu: l'élevage représente 8% de la consommation d'eau, parce que élever des boeufs, mine de rien, ça demande du beaucoup de fourrage, donc beaucoup d'eau (15 500 L pour un kilo de boeuf!). Et bon, on va pas se mentir, on peut pas dire que l'eau soit une ressource sur laquelle on pourra toujours compter pour en avoir à volonté. Certes, toute agriculture nécessite beaucoup d'eau, mais si cette dernière n'était pas utilisée pour l'élevage, cela diminuerait énormément sa consommation. En outre, il serait peut-être temps d'utiliser davantage l'eau de pluie pour irriguer les cultures (dans les régions où le climat le permet, bien sûr): une alimentation végétarienne qui utiliserait l'eau de pluie pour l'agriculture des aliments consommerait 26 moins d'eau qu'une alimentation non végétarienne. Ce n'est pas négligeable! Je veux pas te faire paniquer, mais selon le CNRS, d'ici 2025, compte tenu de l'augmentation de la population mondiale, entre la moitié et les deux tiers de la population mondiale connaîtra le stress hydriques... Diminuer sa consommation de viande, c'est diminuer la consommation d'eau (et la consommation d'espaces...).
- Manger de la viande, c'est manger de l'espace terrestre: pour un kilo de boeuf, il faut  323 m², contre 6 m² pour un kilo de légumes; 70% de la forêt amazonienne a été déforestée pour les besoins de l'élevage (je vais pas te faire le topo sur l'importance de la forêt et des environnements naturels, je pense que tu es au courant).
- Manger de la viande, c'est énergivore: l'élevage et la pêche sont gourmands d'énergie fossile, surtout pour la production des engrais (encore et toujours eux...), sauf que ce n'est pas une énergie renouvelable. C'est pomper la Terre, et c'est un emprunt qui équivaut à un non-retour! Un kilo de poisson nécessite par exemple 3,4 litres de carburant pour faire avancer le chalutier. 
- Manger de la viande, c'est faire du mal aux sols: le surpâturage entraine l'érosion du sol voire sa désertification. C'est comme si une parcelle de la Terre mourrait, parce qu'on l'aurait épuisée au prix d'un steak. 
- Manger de la viande, c'est réchauffer la planète: eh oui, parce que selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), l'élevage est responsable de 18% du CO2 (plus que nos petites voitures!), 37% du méthane et 65% des émissions d'hémioxyde d'azote (alors, si j'ai bien compris, c'est un gaz à effet de serre qui est utilisé pour plusieurs choses, notamment la conservation de la viande).  
- Manger de la viande, c'est rejeter pleins de mauvaises choses dans les sols: il faut savoir que l'agriculture pour l'élevage est bourrée de pesticides et d'engrais et que les animaux sont bourrés de médicaments (antibiotiques). En dehors du fait que du coup, le lait que tu bois est bourré d'antibiotique, les sols sont submergés par ces éléments chimiques, et on connait la suite: pollution de la nappe phréatique, pluies acides, etc.
-Manger de la viande n'est pas en accord avec la faune et la flore: destruction des habitats à cause de la déforestation et de l'épuisement des sols, le réchauffement de la planète à cause des gaz à effet de serre, la pollution, la monoculture, etc. En 2006, la FAO notait que 306 des 825 écorégions  (zones qui se singularise par son climat, sa faune, sa flore, son sol, etc.) terrestres étaient menacées par l'élevage.
- Manger de la viande n'est pas rentable: seulement 39% de viande d'un animal est consommé, le reste n'étant pas consommable... Quel manque de respect pour l'animal tué!
- Manger de la viande, un acte criminel? Personne n'est dupe là-dessus: les animaux sont maltraités. 83% des poulets de chair sont élevés sans accès à l'extérieur, les animaux sont mutilés pour "faciliter" leur cohabitation (puisqu'ils se marchent dessus...), la mortalité est très élevée (20% des cochons meurent avant d'avoir atteint l'âge d'être abattus)... Je continue? Evidemment, cela concerne la consommation de viande, mais aussi d'oeufs, de lait (hormone de croissance bovine qui doit permettre à la vache de produire plus et plus longtemps du lait après avoir eu son petit, ce qui la conduit à la mort en quelques années à peine), etc;

Dis-toi que ce sont des raisons pour diminuer ou stopper sa consommation de viande, mais qu'il y en aurait encore au moins le double. Mon but n'est pas de tenir un discours alarmiste, mais juste de montrer que notre habitude de consommation de viande n'est pas en accord avec le monde d'aujourd'hui. L'agriculture réservée à l'alimentation des animaux destinés à l'abattoir pourrait servir à nourrir la population mondiale (1 personne sur 9 souffre de la faim dans le monde); l'eau pourrait être économisée et utilisée pour une agriculture respectueuse de l'environnement dans des régions arides pour que les populations locales puissent vivre de leurs cultures agricoles; des écosystèmes et des forêts pourraient être préservés, ainsi que les sols et tant d'autres choses. Ne cherchons pas: il n'y a pas un seul point positif à la consommation de viande, si ce n'est la vitamine B12, celle qui est importante sur le système nerveux, mais on peut trouver d'autres moyens d'en absorber (compléments alimentaires, laits végétaux, etc.).

Pour suivre la logique jusqu'au bout, il faudrait même être végétalien, c'est-à-dire ne pas consommer de produits animaliers (oeufs, lait, etc.). Cela nécessite de se conformer à une alimentation composée uniquement de graines, de légumes, de fruits, etc. Mais si on diminuait ou stoppait déjà notre consommation de viande, ce serait un grand pas de fait. Il faut savoir que, de toute façon, la consommation de viande et de produit laitier n'est pas bonne pour la santé, cela augmente même la mortalité de manière générale. Il n'y a rien, dans la viande et dans les produits animaux, qui ne soit nécessaire à l'organisme humain. Certaines études estiment même qu'un régime végétalien garantirait une meilleure santé qu'un régime omnivore.
L'objectif est bien entendu de devenir vegan: ne pas consommer d'animaux ou de produits animaliers, et observer une éthique de vie qui n'utilise pas de vêtements en cuir ou en laine, une dénonciation des zoos, etc.

Mon expérience personnelle me fait dire que diminuer sa consommation de viande s'intègre parfaitement dans un changement plus radical de ses habitudes de vie: quand on cherche à faire plus de sport, à manger plus équilibrer, à privilégier les cosmétiques BIO, à acheter plutôt des produits locaux que des produits importés, qu'on cherche à faire des petits gestes pour la planète, bref, qu'on cherche à préserver sa propre santé et celle de notre Terre, on diminue instinctivement notre consommation de viande, car elle parait peu respectueuse de notre corps par rapport à une courgette et peu respectueuse de la Planète par rapport à un radis. Cela fait donc parti de ce travail sur soi pour être plus en accord avec son corps et celui de notre petite Terre. N'est-ce pas formidable, de pouvoir changer tout cela aussi facilement? Qu'en penses-tu: toi aussi tu vas diminuer ou stopper ta consommation de viande?

A visiter:
Viande.info: un site internet très complet qui expliquera pour précisément ce que j'ai résumé dans cet article
Aujourd'hui Demain: un "concept store vegan" où l'on peut trouver de nombreux produits, difficiles à trouver dans les grandes surfaces.
Hot for food: une chaine youtube qui propose des recettes vegan
Liv's Healthy Life: une chaine youtube qui propose des recettes vegan

Et bien sûr: Demain


🌻 Et si on se tournait vers un cosmétique BIO? 🌻

Parlons peu, parlons bien. Le 21ème siècle ne devrait pas tel qu'il est sous plusieurs points de vue. On pense modernité, on pense traités internationaux, on pense paix (...), on pense à égalité des sexes, on pense à toutes ces belles choses et... on ne fait qu'y penser parce qu'elles ne sont pas de notre quotidien. Et aujourd'hui je vais m'indigner de choses bien précises: comment se fait-il que toutes les copropriétés ne disposent pas obligatoire d'un composte? Comment se fait-il que nos toilettes soient encore remplies d'eau potable et qu'on tire la chasse-d'eau au moindre petit pipi? Comment se fait-il que tout soit toujours emballé, et sur-emballé et sur-sur-emballé? Bref, t'as compris le coup de gueule, et tu sais qu'on pourrait continuer longtemps comme cela. 

J'en viens donc à dire: IL EST TEMPS QUE NOUS FASSIONS NOTRE RÉVOLUTION ÉCOLOGIQUE. Je ne te parle pas de changer le monde, de toute façon tu n'y arriveras pas parce que tu es une minorité (quand on voit que le "oui" l'a emporté pour le référendum de Notre-Dame-des-Landes, on se dit que la conscience écolo, c'est pas pour tout de suite). Mais je te parle de changer tes habitudes, toi, individuellement, ta petite personne (je passe mon temps à dire sur ce blog que ton action ne sert à rien, mais que ton action plus mon action plus celle de mon voisin mèneront à de grande chose, il va falloir que je songe à changer de disque). Si je partage ça avec toi, c'est parce qu'en relevant la tête de mon quotidien d'étudiante en classe préparatoire (le genre d'étude où t'as jamais le temps de relever la tête et que tu fermes les yeux sur tes oranges importées de l'autre bout de la terre ou sur l'huile de palme dans ta pâte à tartiner), je me rends compte que la révolution écologique, c'est pas si compliqué que cela, et c'est super chouette (personnellement, ça m'enjaille beaucoup). Mieux: commencer une révolution écologique, c'est en plus de faire du bien à notre petite Terre chérie, chouchouter son soi-même: que demande le peuple? 

Je ne veux pas te déverser une tonne d'information, ni te dire ce que tu dois faire; mais il y a deux façons simples, pour commencer, d'entamer une révolution écologique et faire du bien à son corps: réduire sa consommation de viande/de poisson et manger plus de graines, de légumes, de fruits; utiliser des produits cosmétiques BIO (tu n'imagines pas ce que tu étales sur ta peau quand tu utilises ta crème Nivea...). 
Je ne te dis pas de jeter tous tes produits cosmétiques, tous tes maquillages et de tout racheter. Fini tes crèmes et tes machins et vois ensuite. Il existe plusieurs boutiques, notamment en ligne, qui proposent toute une gamme de produits BIO. Voici mes deux préférées:
- Les Copines Bio: Ce site propose une gamme très large de cosmétique, de maquillage, de soins du corps de marques BIO, c'est-à-dire des produits qui ont des labels de certification (charte Cosmébio, Nature & Progrès, etc.). Les prix sont très variables, il y a du très cher comme du moins cher, mais tu trouveras toujours quelque chose de très utile à hauteur de ton budget (du gel à l'Aloe Vera par exemple, ou bien encore de l'argile verte). 
- Aroma Zone: C'est THE site to go. Ce n'est pas cher, il y a tout ce dont on a besoin, et les produits te permettent de créer tes propres crèmes et autres cosmétiques. Ce sont des produits 100% naturels, et on ne s'y perd pas car chaque produit a une fiche ultra détaillée qui t'explique les vertus de celui-ci, des conseils d'utilisations et des recettes. Une véritable mine d'or, dont tu ne pourras plus te passer. J'y achète aussi mes graines (tournesol, pavot, etc.), car j'ai la certitude qu'elles sont BIO et à bon marché. 

Elle parle de consommation et de révolution écologique? Hypocrite! Pas tellement... Les produits naturels et BIO sont faits à base de plantes dans le respect de la planète et des animaux. Ce ne sont que des bonnes choses, dont on peut se passer, c'est vrai, mais ça fait toujours du bien d'avoir du gel à d'Aloé Vera sous le coude quand on est irrité, de l'huile de coco quand on a les cheveux secs, etc. Pendant très longtemps, je n'utilisais jamais de crèmes, de soins, j'avais une seule couleur de fard à paupière, et je le vivais très bien. Mais en changeant mes habitudes de vie (en faisant du sport, en mangeant équilibré), on commence à avoir envie de continuer à prendre soin de soi mais sans utiliser des crèmes chimiques au possible. On a envie de nourrir notre peau, nos cheveux, parce qu'on a envie de nous sentir mieux dans notre corps, ce qui est une sacrée révolution quand on pense que la société aujourd'hui cherche tout le temps à nous faire culpabiliser sur notre propre corps. Exit le canon de beauté, bonjour huiles essentiels qui accompagnent ton corps dans la vie au lieu de le forcer à rentrer ses boutons et ses bourrelets. Le cosmétique BIO, c'est une bonne façon d'apprendre à se réconcilier avec son corps. 

Bref, bref, bref. Voici mes derniers achats chez Les Copines Bio, donc je suis amplement satisfaite, simples mais efficaces:


1. Un masque à l'argile verte et à la menthe de chez Cattier. C'est un masque que j'utilise de temps en temps, une fois par mois environ. C'est excellent pour les peaux grasses, car ce masque absorbe l'excès et rééquilibre la peau. Je fais attention à ne pas en mettre là où j'ai la peau déjà sèche, et je ne l'applique que sur les parties grasses de mon visage. Ca prend 10 minutes, et ça fait du bien. 
2. Un gel d'Aloe Vera, un must have car l'aloe vera sert à tout: ça protège la peau, ça soulage les coups de soleil, les brûlures, c'est un cicatrisant efficace, ça participe à la régénération cellulaire, enfin ça sert à tout. Je l'utilise surtout pour les cheveux avec l'huile capillaire d'amande et Macadamia. 
3. L'huile capillaire amande et Macadamia. C'est excellent pour les cheveux secs grâce à ce mélange d'huile d'amande et d'huile de Macadamia. Quelques gouttes seulement suffisent et le résultat est parfait!
4. Une crème équilibrante et matifiante. C'est un véritable coup de coeur, parce que cette crème hydrate tout en atténuant la brillance de la peau, donc elle ne rend pas la peau grasse, elle est très bien absorbée, elle rend même la peau toute douce, et on peut facilement passer un peu de blush ou que sais-je par-dessus. D'après la description du produit, c'est à base de thé vert et de calendula, dont je ne connaissais pas les vertus jusqu'alors, mais que j'adopte. 
5. Un rouge à lèvre. Un peu déçue par ce produit, car trop lisse, brillant et trop peu rouge, mais c'est discret. Il ne tient pas, donc je mets un autre rouge à lèvre en dessous, et j'utilise celui-il pour donner un petit "chic" à mes lèvres. 

C'est tout ce que je peux te présenter pour le moment (pas encore de recettes ni rien), car je suis une totale novice en la matière, je suis comme toi, je "découvre", raison de plus pour partager ta propre expérience, ton savoir et ton avis. Je n'ai pas le budget pour acheter mille trucs et tenter un million de choses, mais c'est bien la preuve que l'on peut prendre soin de son corps à n'importe quel prix. Ce qui est rassurant car, si l'on regarde la chaîne Youtube de certaines blogueuses "green", c'est très intéressant, mais quand on jette un coup d'oeil aux prix des produits qu'elles proposent, on blêmit ferme, et on se dit que le naturel, c'est pas pour nous, mais là est notre erreur! 

🌿 Lilo: financer des projets en faisant des recherches sur internet 🌿



Dans le même veine de Goodeed, je te présente aujourd'hui un moteur de recherche nommé Lilo. Lilo, c'est donc un moteur de recherche que tu installes; à chaque recherche internet que tu fais, tu accumule des "gouttes d'eau" que tu peux verser à une association de ton choix. Ces "gouttes d'eau" se convertissent en fait en aide financière, dans la mesure où 50% des revenus publicitaires du moteur de recherche sont versés à des projets sociaux ou environnementaux. Certes, une goutte d'eau équivaut à seulement 0,002 euros, mais on comprends bien que si tout le monde utilisait ce moteur de recherche (qui, en plus, protège du mieux qu'il peut nos données personnelles), les sommes récoltées seraient énormes (à l'heure où j'écris, I-Boycott.org a récolté 1 018 668 gouttes d'eau, soit 2 083 euros). 
Le seul bémol: on aimerait que plus de 50% des revenus publicitaires soient renverser aux projets (les autres 50% sont actuellement utilisés pour la communication et le fonctionnement, ce qui est compréhensible, mais peut-être peut-on faire mieux d'ici les prochaines années?). 
Le plus: il y a possibilité de soutenir beaucoup de projets, souvent peu connus. En effet, les associations peuvent demander à être soutenues via Lilo, ce qui est un bon soutien. Voici la page présentant les différents projets: 

Pour plus d'information, clique ici ou regarde la vidéo ci-dessous! Alors, qu'est-ce que tu attends pour cumuler les gouttes d'eau et rendre tes recherches internet utiles? 


🍒 Elsa Triolet - "Roses à crédit" (1959) 🍒

Tant que j'en suis à lire du Aragon, autant lire du Elsa Triolet: j'ai trouvé sur un marché Roses à crédit, que je me suis empressée d'acheter, bien évidemment. 
Alors je l'ai lu en une journée et... je ne sais pas trop quoi en penser. Cela se lit très facilement et très rapidement, le style n'est pas marquant mais tout à fait appréciable au fil de la lecture. 

C'est l'histoire de Martine, une jeune fille qui a tout pour elle, mais qui habite dans une vieille cabane au fond des bois avec sa mère, son père adoptif et ses nombreux frères et sœurs. Dégoûtée par ce milieu, elle décide d'aller vivre chez sa meilleure amie, Cécile, dont la mère, Mme Donzert, est un peu comme une mère adoptive pour elle. 
Elle travaille alors dans le salon de coiffure familial, jusqu'à ce que Mme Donzert se marie et parte à Paris avec les deux filles. Là, Martine se fait employer le prestigieux Institut de Beauté. Martine semble réussir sa vie sous tous points de vue, d'autant qu'elle se marie avec Daniel, l'homme qu'elle a toujours aimé. 
Mariée, Martine va habiter un petit appartement, mais seule car Daniel préfère rester à la campagne pour s'occuper du domaine familial, une roseraie renommée, afin de créer de nouvelles roses. Commence alors la décadence pour Martine, car, pendant que sa vie sociale et amoureuse s’effiloche, elle succombe à l'émergence de la société de consommation et au fameux "crédit" qui permet de tout acheter et de rembourser sur le long terme, alors même qu'elle n'en a pas les moyens...

J'ai été assez sceptique au début de ma lecture, car j'y voyais une sorte d'apologie de la femme parfaite, de la beauté, de l'intelligence. En vérité, c'est tout justifié par cette trame de l'oeuvre qui est celle du conte de fée qui tombe en miette. Martine a tout de la princesse (M. Georges, le mari de Mme Donzert la compare à la princesse au petit pois, et, par sa folie maniaque, c'est ce qu'elle est), elle a tout pour vivre un conte de fée, mais elle s'autodétruit d'une façon qui m’horripile assez, au point que je n'ai eu aucune compassion pour elle. C'est pour moi un personnage qui se situe entre Emma Bovary et Scarlett O'Hara, sauf qu'elle ne procure pas cet attachement que l'on peut avoir pour des personnages pourtant désagréables (comme Scarlett O'Hara ou Catherine Earnshaw). 
C'est en effet un personnage totalement vide, qui ne sait pas aimer, une pure égoïste qui ne suscite pas la moindre compassion. Ce passage résume bien tout le personnage et sans doute tout le roman lui-même:
"Sur le papier glacé, lisse, net, les images, les femmes, les détails étaient sans défauts. Or, dans la vie réelle, Martine voyait surtout les défauts... Dans cette forêt, par exemple, elle voyait les feuilles trouées par la vermine, les champignons gluants, véreux, elle voyait les tas de terre du passage des taupes, le flanc mort d'un arbre déjà attaqué par le picvert... Elle voyait tout ce qui était malade, mort, pourri. La nature était sans vernis, elle n'était pas sur papier glacé, et Martine le lui reprochait".
On voit bien ici que le personnage de Martine est rongée par son caractère manique: tout doit toujours être parfait, mais le revers de cette perfection, c'est que tout n'est que façade (comme son appartement). Le point intéressant dans cette description, c'est que Martine se faisait appeler Martine-perdue-dans-les-bois car, petite, elle avait disparu dans la forêt et tout le village était parti à sa recherche pour finalement la trouver endormie au pied d'un arbre, absolument pas paniquée. Une vraie petite princesse (on se souvient de Blanche-Neige qui chante avec les animaux de la forêt). Mais en vérité, elle n'est jamais sortie et ne sortira jamais de ces bois, des bois de la société de consommation, des bois du crédit.  

Martine est une jeune femme qui ne lit pas, parce que "les histoires des autres [l']embêtent, [elle a] déjà assez de mal avec la [sienne)" (ce qui est assez ironique car sa vie est un conte de fée, ce qui prouve qu'elle met l'idéal si haut qu'elle ne pourra jamais l'atteindre). Finalement, il lui manque sans doute cela: le romanesque. Si Emma Bovary succombe au rêve d'une vie romanesque, au moins a-t-elle un monde intérieur riche, bien qu'elle passe à côté de sa vie; Martine passe à côté de sa vie, et n'a rien pour elle: elle est vide. Cela me fait penser à ce passage que je trouve assez drôle: Daniel l'emmène dans un musée (car lui aime l'art), et lui demande ensuite ce qu'elle a aimé: "Rien, dit Martine, j'aime mieux la toile sans peinture dessus, propre...". A l'image de ce qu'elle aime, j'ai le sentiment que Martine est une toile sans peinture, et c'est pourquoi je n'ai pas réussi à établir de lien avec elle. 

En fait, je dirais que le lecteur se retrouve dans Daniel, car il essai de l'aimer, mais la personne de Martine est tellement hermétique, fermée, qu'on se heurte à un mur, et on finit par la délaisser sans peine. Daniel et Martine n'ont rien en commun: Daniel a pour passion la rose, et il cherche de toutes ses forces à créer une nouvelle rose (c'est-à-dire quelque chose d'après tout éphémère, de vivant), mais Martine ne comprend en rien cette passion et refuse de le soutenir dans cette entreprise (d'où le fait qu'ils vivent séparément), car pour elle, seuls les biens matériels qui font d'elle une petite bourgeoise exemplaire ont de la valeur. En somme, elle met toute sa vie dans des objets monstrueux là où Daniel comprend qu'il ne faut pas grand'chose pour vivre, et que la création et l'amour suffisent à l'Homme. 
"[...] lui, ne souhaitait qu'une chose: la voir heureuse. Et c'était incompréhensible qu'un bonheur qui dépend d'objets inanimés, que l'on peut simplement acheter, fût disputé à qui que ce soit... Daniel se sentait mesquin, pauvre de générosité. Et en même temps révolté de voir le bonheur à la merci d'un frigidaire. Qu'est-ce qu'il y pouvait, mais qu'est-ce qu'il y pouvait!
Que pouvait-il contre l'idéal électro-ménager de Martine? C'était une sauvage devant les babioles brillantes, apportée par les blancs. Elle adorait le confort moderne comme une païenne, et on lui avait donné le crédit, anneau magique des contes de fées que l'on frotte pour faire apparaitre le démon à votre service. Oui, mais le démon qui aurait dû servir Martine l'avait asservie. Crédit malin, enchantement des facilités qui comble les désirs, crédit tout puissant, petite semaine magicienne, providence et esclavage.
Daniel se sentait battu, bêtement battu par des objets. Sa Martine-perdue-dans-les-bois convoitait follement un cosy-corner"
Pour conclure - et parce que je ne veux pas que tu aies le sentiment que je n'ai pas aimé ce livre, ce n'est qu'envers Martine que j'ai développer une certaine répulsion - je dirais que c'est un livre à lire, trop peu connu sûrement, ce qui est fort dommage car c'est un livre simple, accessible à tous, dont la thématique de la société de consommation permet d'expliquer une époque (les Trente Glorieuses) mais permet aussi de réfléchir sur notre propre époque qui ne  permet guère aux individus de faire mieux que Martine. Disons que le "fil" de l'intrigue est un peu gros (consommation à crédit qui entraîne la chute), moins subtil que chez Zola qui met lui aussi des thèmes propice à la déchéance en avant dans chacune de ses œuvres. Mais cela (je ne sais comment l'appeler, je n’appellerais pas cela un défaut) n'enlève rien au plaisir de la lecture. En outre, c'est un livre que l'on peut aisément utiliser dans une dissertation de lettres, de philo, d'histoire selon le sujet, et je pense que la simplicité de l'oeuvre est ici un avantage pour la démonstration. Par conséquent, je recommande! 


J'ai regardé l'adaptation cinématographique du roman par Amos Gitaï (2009) avec Léa Seydoux et Grégoire Leprince-Ringuet. Je te le dis, passe ton chemin. Déjà, Martine devient Marjoline, le film commence avec le mariage de "Marjoline" et de Daniel, et ne finit pas avec la fin, donc réduction de l'intrigue à son minimum, sans parler de l'effacement quasiment total des autres personnages. Quant à la roseraie de Daniel, il n'en est presque pas question. Mille petites choses comme cela qui démontent l'intrigue du roman qui de base est déjà très simple et mince. Pseudo film contemplatif qui a essayé les longs plans sur Léa Seydoux, mais ça tourne en l'ennui total car on ne les comprends pas. Les acteurs sont médiocres (comme quoi, on peut être le fille de papa, ça ne fait pas de nous une artiste). Aucune émotion, on ne comprend pas l’enchaînement des événements. On voit bien "Marjoline" qui achète encore et encore, mais on a le sentiment de passer à côté car tout l'univers n'a pas été placé. Les pieds de Léa reviennent souvent, je ne sais pas pourquoi (sauf la chaussure usée, comme "Marjoline" qui s'use peu à peu). Bref, un film qui ne rend pas service à l'oeuvre d'Elsa Triolet, et qui, indépendamment du livre, n'a rien pour lui, si ce n'est mettre en avant les pieds de Léa Seydoux. 

Toi lecteur qui aurait lu cette ouvrage et Mort à Crédit de Céline, peux-tu me dire s'il y a un lien entre ces deux romans (comme peut le supposer le titre)?

🍒 Aragon - "Le paysan de Paris" (1926) 🍒

Aragon, le poète des choses. C'est bien la force de la parole poétique d'Aragon qui est révélée dans Le paysan de Paris. Il nous transporte dans le paysage parisien, des passages pleins de boutiques et de filles de joies aux Buttes-Chaumont, en passant par des bars et des extraits de journaux. Non, il n'y a pas d'intrigue, encore moins d'histoire; il n'y a que le regard du poète et les choses, le réel, et la plume du poète pour faire la liaison. 



Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ce poème de Rilke, Ich fürchte mich so vor des Menschen Wort (Je me méfie tant des mots des hommes). Dans ce poème, Rilke dénonce le désenchantement du monde par les mots, car ces derniers nous font croire que nous possédons le réel, que nous le maîtrisons, ils rendent les choses banales alors que rien n'est banales, ils brisent le chant des choses et la force questionnante des choses. Ainsi:
"Aucune montagne n'est plus merveilleuse pour eux;

Leur jardin et leur bien sont proches de Dieu
[...]
J'aime tant entendre chanter les choses.
Vous les touchez; elles sont rigides et muettes.
Vous me tuez toutes les choses"
Et c'est vrai; après tout, un chien est un être étonnante, mais parce qu'on le nomme chien, il n'a plus rien d'extraordinaire pour nous. Le rôle du poète n'est-il pas alors de réintroduire le merveilleux dans le réel? C'est ce que je pense, et c'est ce que fait Aragon dans Le paysan de Paris. Voici le passage qu illustre le mieux à mon avis cette réintroduction de l'extraordinaire dans l'ordinaire:
"Bizarre attrait de ces dispositions arbitraires: voilà quelqu'un qui traverse la rue, et l'espace autour de lui est solide, et il y a un piano sur le trottoir, et des voitures assises sous les cochers [j'aime particulièrement cette expression]. Inégalité des tailles des passants, inégalités d'humeur de la matière, tout change suivant des lois de divergence, et je m'étonne grandement de l'imagination de Dieu". 
D'ailleurs, vers le fin de l'ouvrage, Aragon écrit explicitement que les Hommes ont perdu de vue le merveilleux des choses. Enfin, il parle plus précisément du fait que nous ne voyons plus aujourd'hui la force des symboles; en fait, nous ne les voyons plus les symboles du tout. Là encore, je pense à Baudelaire qui disait que "La nature est une forêt de symboles" là où Galilée écrivait "La nature est un grand livre écrit en langage mathématique", et aujourd'hui nous vivons selon la phrase de Galilée, non plus selon celle de Baudelaire. Mais je m'égards, et voici donc les phrases d'Aragon qui résument si bien la rationalisation du monde, la perte du magique par les mots. 
"Les hommes vivent les yeux fermés au milieu des précipices magiques. Ils manient innocemment des symboles noirs, leurs lèvres ignorantes répètent sans le savoir des incantations terribles, des formules pareils à des revolvers". 
Le poète est capable de voir ces revolvers, et c'est pourquoi il cherche à utiliser les mots autrement pour dire le réel autrement. En fait, il y a une musicalité qui est redonnée aux choses. Sans doute cet ouvrage est-il comme un grand orchestre. Il y a ce passage très rythmé qui me revient pour illustrer la musicalité:
"La femme est dans le feu, dans le fort, dans le faible, la femme est dans le fond des flots, dans la fuite des feuilles, dans la feinte solaire où comme un voyageur sans guide et sans cheval j'égare ma fatigue en une féerie sans fin".
Magnifique, n'est-ce pas? On sent la fibre surréaliste dans sa plume. Et en effet, l'oeuvre est amplement marqué par le lien qu'a entretenu Aragon avec le surréalisme (il est d'ailleurs question d'André Breton, qui l'accompagne aux Buttes Chaumont). Je crois avoir senti une critique du surréalisme qui perd de vue le sens; Aragon tente de montrer qu'on peut être dans le rêve sans perdre le sens et sans perdre son lecteur, et ce, en restant accroché au concret, c'est-à-dire, je pense, au réel dans ce qu'il a d'extraordinaire. D'ailleurs, les toutes dernières pages prennent la forme d'une sorte de manifeste pour la poésie (car il s'agit de poésie, comme toujours!):
"C'est à la poésie que tend l'homme.

Il n'y a de connaissance que du particulier
Il n'y a de poésie que du concret.
La folie est la prédominance de l'abstrait et du général sur le concret et la poésie"
A cela s'ajoute d'ailleurs une défense du surréalisme dans sa capacité à évoquer des images, et donc à déformer le réel pour le rendre plus vrai peut-être (et paradoxalement). J'en parle parce que les lignes qui le défendent explicitement sont particulièrement fortes par rapport à notre actualité :
"Le vice appelé Surréalisme est l'emploi déréglé et passionnel du stupéfiant image, ou plutôt de la provocation sans contrôle de l'image pour elle-même et pour ce qu'elle entraîne dans le domaine de la représentation de perturbations imprévisibles et de métamorphoses: car chaque image à chaque coup vous force à réviser tout l'Univers. [...] Bientôt, demain, l'obscur désir de sécurité qui unit entre eux les hommes leur dictera des lois sauvages, prohibitrices. Les propagateurs de surréalismes seront roués et pendus, les buveurs d'images seront enfermés dans des chambres de miroirs. Alors les surréalistes persécutés trafiqueront à l'abri des cafés chantants leurs contagions d'images. [...] Le droit des individus à disposer d'eux-mêmes une fois de plus sera restreint et contesté. Le danger public sera invoqué, l'intérêt général, la conversation de l'humanité toute entière. [...]". 
Donc il ne s'agit pas seulement de chanter les choses, mais de défendre l'acte poétique en lui-même, car il est sans cesse menacé par la société qui se sent menacée par la fertilité créatrice du poète et des choses. Plus qu'une aventure musicale et poétique dans les rues de Paris, Le paysan de Paris apparait donc comme un acte de résistance, un cri coloré qui appelle le lecteur à changer son regard sur le monde et à affirmer sa béatitude face au réel. 

Image tirée du court métrage surréaliste Un chien andalou, réalisé en 1929 par Luis Bunuel


🌿 Goodeed: donner de son temps pour des causes humanitaires 🌿

En 2014, Vincent Touboul-Flachaire fonde le site Goodeed. Le principe est simple: tu t'inscris en trois secondes, et tu as la possibilité de visionner trois publicités par jour, vingt secondes minimum chacune. 80% de l'argent généré par tes visionnages sont versés à des ONG, selon le type d'action que tu as décidé de soutenir:


  • Weforest pour les plantations d'arbres. Les arbres sont plantés à East Khasi Hills, dans la forêt Meghalaya en Inde. C'est l'éco-région la plus humide au monde, c'est donc un éco-système extraordinaire et unique au monde. Mais c'est un lieu qui subit une grande perte d'espace forestier, alors que cette forêt est vitale pour les Khasi, la population locale (sans parler du désastre écologique...). L'objectif de Weforest est donc de planter des arbres à East Khasi Hills. Pour plus d'information, clique ici
  • Unicef pour les vaccins. L'ONG agit au Tchad contre la polio, maladie virale qui attaque le système nerveux: elle peut provoquer la paralysie voire la mort. Pour plus d'information, clique ici!
  • Programme alimentaire mondial pour les repas. En visionnant des publicités pour ce programme, on aide le Programme alimentaire mondial à donner des repas scolaires aux enfants du Kenya. C'est une aide non négligeable, car c'est souvent le repas le plus consistant que ces enfants peuvent avoir. Pour plus d'information, clique ici
J'ai mis le site de Gooded en page d'accueil quand j'ouvre internet; comme ça, je n'oublie pas de regarder une minute de publicité par jour, soit vingt secondes pour chacune de ces trois actions. Ça ne coûte rien, ça ne prend même pas de temps (une minute, vraiment...), et si tout le monde s'y met, on peut vraiment aider ces ONG à mener à bien leurs programmes. Alors, qu'est-ce que tu attends?

Il y aurait sûrement un discours critique à tenir sur ce genre de pratique, et j'ai lu plusieurs articles critiques à ce propos. Critiques par ailleurs très justes: le don en ligne est aussi un moyen de verdir l'image de certaines entreprises, etc. sans compter que le don en ligne ne représente qu'une part infime, presque inexistante parfois, du financement des ONG. Bref, il faut raison garder face au principe des dons en ligne. 
Mais je ne me lancerai pas dans une critique acerbe contre ce principe, déjà parce que je n'en ai pas l'envie, et aussi parce que je pense plus de bien que de mal envers des sites comme Goodeed. A trop critiquer, j'en tomberais dans le discours du "à quoi bon?". Non, justement. Il y a toujours un bon: peut-être que ton don à toi ne va pas mener très loin, mais ton don plus le mien, plus celui de mon voisin, et ainsi tout de suite, c'est à vous transformer une souris en éléphant! Je crois que parfois, dans la vie, il faut mettre de côté les casses-têtes et profiter des choses simples: c'est simple, n'est-ce pas, de regarder une publicité? Toute la journée, on nous bassine de publicités, et c'est énervant; mais ici, ce bassinage sert à quelque chose, vraiment! Je suis la première à cracher sur le principe de la publicité de consommation (celle pour parfum, sexiste au possible, et j'en passe), mais ici, ce n'est pas du tout la même chose, et je ne dis pas que les publicités de Goodeed n'essaient pas de pousser à la consommation, mais leur caractère utile les rend beaucoup plus douces. Alors, pose-toi une minute devant ton écran, et profite du fait de pouvoir faire quelque chose de simple et d'utile à la fois! Je pense que ce principe, s'il ne va pas changer le monde, ne peut pas faire plus de mal que de bien, c'est pourquoi je ne vois pas d'un mauvais œil. Qu'en penses-tu? 

Mais regarder une publicité ne remplacera jamais le don régulier. Il ne faudrait pas que cette pratique engendre une déresponsabilisation des individus: "Je regarde des publicités, par besoin de donner 10 euros par mois à telle ou telle ONG". Comme je le disais plus haut, le don par visionnage de publicité ne représente pas grand chose dans le financement des organisations humanitaires. Il faut voir cela plutôt comme un "complément". Le meilleur soutient que tu puisses donner à une action, c'est de donner régulièrement sept euros ou plus à une organisation de ton choix, selon les causes qui te sensibilisent le plus. Après tout, sept euros, ce n'est pas grand chose et c'est une aide véritable. Un don d'argent mensuel et un visionnage de publicités quotidien, cela me parait être une bonne action pour les petits citoyens du monde que nous sommes, non? 

Du coup, j'en profite pour te parler un peu de l'ONG CARE. Celle-ci intervient un peu partout dans le monde, avec pour but de lutter contre l'extrême pauvreté et de défendre l'accès aux droits fondamentaux, tout en portant une attention particulière à la condition des femmes et œuvrant à leur émancipation. Je ne vais pas faire une description détaillée de chaque action de Care, le mieux étant que tu te rendes sur cette page-ci, qui t'explique très simplement les actions que l'organisation entreprend dans vingt-neuf pays différents. 
Pourquoi j'ai décidé de donner chaque mois à cette organisation et pas à une autre? Pour être honnête, la première raison, c'est que je suis tombée sur un recruteur de donateur pour CARE alors que je venais d'avoir la majorité, et que j'avais déjà envie de donner à une organisation. Si ça avait été une autre organisation, j'aurais peut-être donnée à une autre organisation. C'est ce qu'il s'est passé pour moi, et c'est ce qui arrive généralement à chacun d'entre nous: on donne à telle ou telle organisation parce qu'on a rencontré ce recruteur de donateur à cet endroit, à ce moment-là. Mais ça serait mentir que de dire que c'est la seule raison: on ne donne pas douze euros par mois "par hasard". En vérité, le principe de CARE m'a tout de suite plue: l'organisation aide les populations à parvenir à l'autonomie (développement de l'agriculture, construction d’infrastructures pour l'approvisionnement de l'eau, construction d'écoles, etc.), comme la plupart des ONG, mais en se focalisant tout particulièrement sur la condition des femmes (lutter contre le mariage forcé par exemple) et en travaillant essentiellement avec des femmes, car elles font preuve d'une force incroyable dans la lutte contre l'injustice et la pauvreté et parce qu'elles jouent un rôle moteur dans l'amélioration des conditions de vie. 
N'oublions pas qu'il y a actuellement trois urgences, raison de plus pour soutenir CARE (ou une autre ONG d'ailleurs, il n'y en a pas une plus importante qu'une autre, l'important est de donner!):
Je sais que ce n'est pas toujours facile de donner de l'argent tout en restant dans le confort de notre vie: on se dit que notre don ne va pas arrêter la guerre, on hypocrite en donnant sans s'impliquer concrètement dans l'amélioration des conditions de vie des autres. Mais sachons que, sur le terrain, il faut des personnes formées, et que la meilleure aide que nous pouvons donner, c'est l'aide financière, car elle permet de subvenir aux besoins des populations (j'ai l'impression de faire l'apologie de l'argent, c'est horrible, mais tu vois là où je veux en venir?). Agissons déjà à notre échelle, c'est la meilleure chose que nous puissions faire! 


🌜Les Arcanes Majeurs du Tarot de Marseille 🌜

Je propose ici une vulgarisation et une simplification maximale de l'interprétation des vingt-deux arcanes du Tarot de Marseille. 
Le Tarot de Marseille est considéré comme un art divinatoire: le consultant tire des cartes en fonction du magnétisme qu'il ressent (il n'y a pas de hasard à tirer telle ou telle carte), et, selon l'ordre de tirage, le sens de l'arcane et l'arcane elle-même, une lecture de sa situation présente et de son avenir lui est donnée à interprétée. 

Je n'utilise pas le Tarot de Marseille pour lire l'avenir, car j'estime que ce n'est pas possible: ce n'est qu'en évaluant l'instant présent qu'un certain avenir peut être déterminé, mais tout se joue dans l'instant présent: mes qualités et mes défauts, mes atouts et mes blocages à un moment donné. Ainsi, il n'y a aucune fatalité: il n'est pas possible de dire "cela va arriver", car si on possède les clefs de lecture de notre situation présente, on peut modifier l'avenir. Du moins, c'est ce que je crois. Ainsi, j'utilise le Tarot de Marseille comme un support de travail sur moi-même. Les cartes m'amènent à réfléchir sur ma propre personne, ma relation au monde, mon état d'esprit, mes blocages, mes progrès, etc. Il est rare qu'un tirage m'apprenne quelque chose de nouveau sur moi, mais il permet de prendre réellement conscience de tout ce qui m'habite en un moment présent. C'est donc une prise de conscience plus qu'autre chose. 
De ce fait, l'interprétation des arcanes n'est pas fermée: c'est à chacun d’interpréter ce que telle ou telle lame dit, selon quelques lignes directrices que je vais essayer d'énoncer ci-dessous. Cet effort d’interprétation des lames implique un effort d’interprétation de soi-même, et c'est pour cela que je pense que chacun d'entre nous devrait pratiquer le Tarot de Marseille de temps en temps.



Il est très important, je le répète, de ne pas lire une lame comme une prédiction de l'avenir, comme une fatalité: la lame ne fait que vous dire ce que le moment présent peut induire comme avenir. A vous de changer le présent pour modifier l'avenir, ou de laisser les choses se passer. En ce qui me concerne, j'ai toujours tiré des cartes qui reflétaient parfaitement ma situation présente; par exemple, lorsqu'un réel changement s'est fait ressentir dans ma vie, lorsque j'ai commencé à sortir d'une phase sombre et difficile émotionnellement, j'ai tiré pour la première fois depuis un an Le Soleil, qui symbolise le bonheur, alors qu'avant, je tirais inlassablement les mêmes cartes. Je sais que les gens ont un regard très sceptique vis-à-vis du Tarot de Marseille, mais je pense qu'il ne s'agit pas de croyance ou quoique ce soit d'autre: il ne s'agit que de la volonté d'atteindre l'harmonie par un travail sur soi. Je vois donc le Tarot de Marseille comme un travail, et je le pratique dans le même état d'esprit que le travail sur les chakras. Quand au tirage des cartes, je ne crois pas au hasard: si on fait une bonne préparation au préalable, on sent réellement que telle ou telle carte nous attire tout particulièrement, puis celle-ci, et ainsi de suite. 

Voici donc un petit dictionnaire d'interprétation des vingt-deux lames du Tarot de Marseille; ce ne sont que des idées générales, souvent bien incomplètes du fait que seul le sujet est au mieux capable d'interpréter les lames tirées. Ce ne sont donc que des lignes directrices, et c'est pourquoi je fais suivre ce petit dictionnaire de deux conseils lectures sur le Tarot de Marseille. J'expliquerai notamment comment faire un tirage simple, celui que je fais habituellement et qui se révèle être très efficace et très complet, ainsi q'un tirage en croix celtique.

NB: Les notions de "lame à l'endroit" et "lame à l'envers", signifie que, dans le premier cas, l'énergie de la lame est utilisée et, dans le second, celle-ci n'est pas utilisée. 

Interprétation des 22 Lames 
  • ·         Première Lame – Le Bateleur
*Le Bateleur symbolise le point de départ, l’élan, l’origine, la création, ainsi que l’abondance d’idées et les vues nouvelles sur les choses. Il maitrise les quatre éléments, c'est-à-dire qu’il a tous les outils nécessaires pour se développer harmonieusement. Arrivé au bout de l’apprentissage, l’Homme pourra entrer dans la lame XXI, Le Monde.
*A l’endroit, cette carte indique que le sujet possède imagination, détermination et confiance en soi, et qu’il doit utiliser ces atouts pour développer ses talents et ses dons créatifs, ainsi que ses pouvoirs innés, même s’il les ignore. Elle indique donc la capacité du sujet à faire des choix en se fiant à ses talents et son savoir, mais aussi sa capacité à agir
*A l’envers, cet arcane indique un manque de profondeur et la nécessité de rentrer plus en profondeur dans les choses et en soi-même ; en effet, il représente l’opposition qu’il y entre ce que le sujet est réellement, et celui qu’il montre au monde. C’est alors la figure d’un sujet arriviste qui utilise la ruse et la tromperie.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique qu’un événement favorable ou défavorable commence, selon le sens de celle-ci.


  • ·         Deuxième Lame – La Papesse
*Elle est le réceptacle de la première lame : si le Bateleur exprimait l’expansion et la naissance, la Papesse donne un sens précis, un but. Cette lame est associée à la réflexion, à la méditation, à l’étude : elle agit donc intérieurement. Ainsi, elle symbolise le mystère et l’inconnu.
*Tirée, cette carte indique qu’il faut dépasser les illusions pour chercher la Vérité. Ainsi, il faut plonger dans sa mémoire, ou bien faire confiance à son talent caché ; en d’autres termes, il est temps de se découvrir.
*A l’envers, cette lame signifie que le sujet dissimule ses sentiments ou ses intentions.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique d’un événement évolue secrètement bien ou mal selon le sens de celle-ci.


  • ·         Troisième Lame – L’Impératrice
*C’est l’intelligence : grâce à elle, l’idée (le Bateleur) qui a été l’objet d’une réflexion (la Papesse), se manifeste dans l’esprit humain. Elle permet de faire les bons choix, de faire preuve de discernement ou de compréhension. De ce fait, elle permet au sujet de s’affirmer dans le monde.
*A l’endroit, le sujet a les capacités d’agir justement, et son discernement lui donne les possibilités d’accéder à une situation harmonieuse. Il ne doit pas abandonner ses projets ou ses efforts. Cela peut aussi indiquer que le sujet est comme un mère pour d’autres, ou bien qu’il est soutenu par une figure maternelle.
*A l’envers, cette lame indique une difficulté à avancer dans ses projets ou son apprentissage ; ce blocage est principalement causé par un comportement capricieux, dédaigneux, c'est-à-dire par un manque de compréhension et de bienveillance envers le monde.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique des démarches en cours et des réponses positives ou des retards dans tous les projets et des réponses négatives selon le sens de celle-ci.


  • ·         Quatrième Lame – L’Empereur
*L’Empereur réalise l’idée de l’Impératrice, donc rend concrète une idée abstraite. Par son côté matériel, cette lame évoque aussi la solidité physique et mental de l’individu (confiance en soi, ambition nécessaire pour accomplir un projet, etc.).
*A l’endroit, cette lame indique qu’il est temps de passer à l’action, de se lancer dans des projets, car le sujet à la désormais la capacité d’agir concrètement dans le réel. Elle indique aussi que le sujet a de l’autorité et des convictions, il est la personne vers laquelle les autres se tournent lorsqu’ils sont dans le besoin. Attention cependant à ne pas devenir une personne trop autorité, obstinée, voulant que tout se passe comme elle le désire.
*A l’envers, cette lame peut soit symboliser un obstacle ou un adversaire qui empêche le sujet de mener à bien ses projets, soit le sentiment de ne pas être solide ou de ne pas réussir à agir dans le monde réel, de ne pas être écouté. Dans tous les cas, elle symbolise une fragilisation des bases.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique la matérialisation et l’action réalisatrice ou la remise en question de la stabilité matérielle selon le sens de celle-ci.


  • ·         Cinquième Lame – Le Pape
*Le Pape limite l’expansion matérielle de l’Empereur pour laisser place à l’âme. C’est un guide spirituel, qui a pour rôle de préserver les frontières du bien et du mal. C’est donc une lame qui a de l’influence et qui tient la figure du professeur.
*A l’endroit, cette carte indique que le sujet entre dans une phase de méditation, et accepte l’aide d’un guide (confident, professeur, médecin, etc.). Cela permettra d’apaiser une situation et de s’harmoniser avec le monde.
*A l’envers, cette carte indique que le sujet s’accroche à ses habitudes, et ne veut pas s’adapter aux autres : il ne peut plus avancer. Il doit se remettre en question pour arriver à une plus grande ouverture d’esprit.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique la protection divine, la justice immanente, la délimitation ou la perte de l’appui divin et la rectification imposée selon le sens de celle-ci.


  • ·         Sixième Lame – L’Amoureux
*Cette lame indique le passage de l’enfance à l’adulte, c'est-à-dire ce moment où l’individu apprend à devenir autonome, à faire ses propres choix. C’est un moment d’éveil, qui peut sublimer le monde mais qui n’est pas dénué de difficulté : s’éveiller, c’est entrer dans un monde où il faut faire des choix, alors que l’on est tiraillé entre nos désirs et nos responsabilités. Elle souligne donc le doute et l’incertitude : quel chemin choisir ?
*A l’endroit, le sujet pourrait bien venir à réaliser un désir (rencontrer quelqu’un, se mettre en couple, etc.) ; mais toute réalisation nécessite choix (faut-il se mettre en couple ?), et donc prudence. Il faut user de la raison pour atteindre ses désirs sans que cela amène de mauvaises conséquences.
*A l’envers, la lame indique que l’objet de désir n’est pas accessible, l’indécision du sujet ou une incapacité à réaliser ses objectifs. Elle indique aussi la faiblesse du sujet, qui succombe à la tentation trop facilement. Il serait bon de retourner vers un examen de chaque situation.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique un choix intéressant à réaliser, le désir ou un mauvais choix qui se présente, un choix imposé, un doute, selon le sens de la lame.


  • ·         Septième Lame – Le Chariot
*Le Chariot exprime la maitrise qu’obtient l’individu lorsqu’il réussir à concilier les contradictions de sa dualités (L’Amoureux). C’est un moment de maturité et de d’auto-responsabilité.
*A l’endroit, cette lame indique la nécessité pour le sujet de faire preuve de détermination afin de maintenir l’équilibre entre des forces d’opposition. Discipline et organisation sont de mises. C’est par le maintien de l’équilibre entre des forces opposées que la réussite est possible. Elle fait du sujet un bon chef, qui utilise bien ses talents et qui mesure ses ambitions.
*A l’envers, cette lame peut symboliser soit l’incapacité à équilibrer les forces en opposition, c'est-à-dire l’incapacité à faire preuve de discipline et dont un échec à venir, soit l’écueil de la discipline et de l’organisation, c'est-à-dire un comportement tyrannique.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique la réussite grâce au mérite, la nouvelle imprévisible, ou bien l’obstacle à la réussite et la mauvaise nouvelle selon le sens de celle-ci.


  • ·         Huitième Lame – La Justice
*La Justice est responsable de l’équilibre : grâce à elle, tout se transforme, et l’harmonie est garantie. Son épée détrône la malhonnêteté et impose l’équité.
*A l’endroit, elle indique que le sujet va devoir faire un choix douloureux mais nécessaire pour avancer. Cela nécessitera discernement et réflexion ; mais le sujet possède le bon jugement, la régularité, la discipline, l’impartialité, et a donc toutes les cartes en main pour faire le bon choix.
*A l’envers, cette carte indique le manque d’initiative du sujet, qui n’est pas capable de se faire violence pour avance, et qui s’embourbe dans sa routine.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique l’équilibre, un jugement bénéfique ou le déséquilibre et une conséquence négative selon le sens de celle-ci.


  • ·         Neuvième Lame – L’Hermite
*La lanterne de l’Hermite symbolise le savoir approfondi. C’est la lumière intérieure. L’Hermite avertit l’Homme qu’il peut modifier son destin ou décider de le subir. Il indique la solitude, et donc l’étude, la concentration, la sagesse : états où l’individu se retrouve seul avec lui-même. La solitude, en effet, est une étape nécessaire au développement individuel.
*A l’endroit, la lame indique la capacité du sujet à juger par lui-même. Il est capable de démêler l’inextricable et l’inexprimable. Il peut être un guide pour les autres, en aidant à y voir plus clair dans la complexité d’un problème.
*A l’envers, le sujet est bloqué par l’isolement forcé, un caractère taciturne, renfermé, timide, et il est marqué par le découragement, le désespoir. Cela entraine des difficultés de communication.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique la prudence et le fait que le temps fait son œuvre ou le retard et l’obstacle aux désirs, selon le sens de celle-ci.


  • ·         Dixième Lame – La Roue de Fortune 
*La Roue de Fortune fait prendre conscience des blocages inconscients ou des pulsions de l’instincts. Elle est le destin en devenir, donc elle évoque ces évènements que l’Homme ne peut pas contrôler. Elle symbolise la fin d’une phase et le début d’une autre.
*A l’endroit, cette lame signifie que le sujet est prêt à tourner la page : il a une certaine sagacité qui va lui permettre de ne pas laisser passer les bonnes occasions. Cela peut être symbole d’une réussite prochaine dans un changement.
*A l’envers, elle indique un retournement de situation qui échappe totalement au contrôle du sujet. Celui-ci est invité à retrouver son sérieux et une certaine sagesse, pour ne pas laisser le destin filer entre ses doigts.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique la chance, le changement positif ou la malchance et le changement négatif, selon le sens de celle-ci.


  • ·         Onzième Lame – La Force
*La Force est le principe de la maitrise des énergies primaires du corps et de la nature. Elle puise sa puissance dans le premier chakra, la base. Elle suggère la vigueur, permettant de faire face à n’importe quelle situation. Tirée, cette carte indique que le sujet doit faire appel à ses convictions et sa confiance en lui-même.
*A l’endroit, elle indique que le sujet peut se lancer dans la réalisation d’un projet, car il a un sursaut de créativité positif, provoquant un sentiment de renouveau. Le sujet doit faire confiance à sa force, à son courage. Elle invite donc le sujet à prendre sa vie en main.
*A l’envers, elle indique que le sujet ne maitrise pas son caractère trop vif et colérique, ce qui consiste en un blocage dans sa relation avec les autres et dans la réalisation de ses propres projets. Il doit apprendre à maitriser son caractère et ses pulsions.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique le pouvoir de réalisation ou une explosion incontrôlée selon le sens de celle-ci.


  • ·         Douzième Lame – Le Pendu
*Le Pendu symbolise celui qui a les mains liées face à l’enchainement du quotidien. C’est une paralysée qui peut s’avérer mortelle. Ainsi, le sujet va devoir faire un sacrifice pour se libérer de cette situation (à commencer par l’héroïsme désintéressé au bénéfice de l’humanité), afin d’ouvrir les portes sur d’autres mondes. Il ne faut donc pas s’inquiéter du sentiment d’être perdu, car les efforts que le sujet entreprendra pour avancer seront payant : patience et réflexion sont de mises, et les changements qui en résulteront libéreront l’âme.
*A l’endroit, cet arcade indique qu’il faut accepter la situation présente, aussi mauvaise ou désespérante soit-elle. Il faut prendre du recul, ne pas baisser les bras, et faire des sacrifices pour se libérer.
*A l’envers, le Pendu indique que le sujet se laisse submerger par les difficultés et par la charge émotionnelle qui en résulte. Le sujet n’affronte pas le blocage de la situation.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique l’enchainement volontaire, les vœux ou le mauvais enchainement, la désillusion, selon le sens de celle-ci.


  • ·         Treizième Lame – La Lame sans Nom (La Mort)
*Si cette lame n’a pas de nom, c’est parce qu’elle désigne ce qui n’existe pas ou ce qui doit être caché et non accessible au non-initié. Elle ne représente pas la mort comme fin de la vie, mais le principe rénovateur et transformateur de toute chose, donc mort comme passage d’un monde vers un autre.
*A l’endroit, elle indique que quelque chose prend fin : il y a donc changement. Elle peut indiquer la douleur, car la transformation implique toujours une certaine peine. C’est l’occasion de faire la part des choses, de faire le ménage. Il faut accepter ce changement, même s’il est difficile de faire le ménage.
*A l’envers, elle indique que le sujet est réticent à toute idée de changement, et qu’il refuse d’aller de l’avant : il est encombré par la nostalgie, la mélancolie. A ce stade, le changement est nécessaire.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique un changement de plan positif et la récolte ou un changement de plan négatif et la perte selon le sens de celle-ci.


  • ·         Quatorzième Lame – La Tempérance
*C’est la continuité de la Lame sans Nom, car elle assure le renouveau et la renaissance : c’est le point de départ d’un nouveau cycle. Cela est possible dans la mesure où c’est le principe de l’équilibre : il y a concordance parfaite entre logique et intuition, c’est donc le signe d’une période idéale pour entreprendre quoi que ce soit.
*A l’endroit, elle indique que le sujet gère les choses, qu’il a une maitrise des évènements grâce à la modération des passions : ses désirs et ses besoins sont en harmonie. C’est exactement ce qu’il faut trouver.
*A l’envers, elle indique que le sujet est en déséquilibre ce qui provoque un blocage : soit il est dans l’obsession du contrôle et ne se laisse pas assez aller, soit il est dans l’immodération.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique un point de départ vers le renouveau ou un retour vers le passé, ou bien la soumission, des résultats non conformes au renouveau selon le sens de celle-ci.

  • Quinzième Lame – Le Diable
*Le Diable développe les instincts, les sens physiques (pouvoir, sexe, argent). Elle implique que le sujet est en proie à de nombreuses tentations et que l’équilibre est difficile à trouver. Il signifie en général une oppression, un manque de liberté ou bien une présence forte des illusions. Le sujet doit se défaire de mauvaises habitudes ou établir ses propres limites.
*A l’endroit, cette lame implique que le sujet ne succombe pas à la tentation des plaisirs factices ou des biens matériels. Il n’est pas esclave : c’est un tirage encourageant.
*A l’envers, elle indique que le sujet se laisse aller dans chacun de ses désirs : excès et immodérations. Cela provoque des déséquilibres et des ennuis : le sujet est totalement aliéné.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique le contrôle en la puissance des événements ou l’impuissance à maitriser les évènements et la fatalité selon le sens de celle-ci.


  • ·         Seizième Lame – Le Maison de Dieu
*Cette lame rappel que toute construction finit obligatoirement dans la destruction pour pouvoir mener à la renaissance. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Symbole de l’orgueil, elle prévient contre la démesure de celui qui croit égal au Créateur : la chute sera rude. Lorsqu’elle apparait, cette lame prévient de bouleversement qui vont survenir de l’extérieur : le fort que s’est construit le sujet pour se protéger ne pourra résister indéfiniment. De grands changements sont à prévoir, et ils seront violents et douloureux.
*A l’endroit, elle indique ce bouleversement ; mais le sujet ne doit pas perdre espoir, car c’est la chance pour un nouveau départ. Il peut sortir de sa zone de confort pour affronter ce bouleversement sur lequel il n’a aucun pouvoir.
*A l’endroit, elle indique que le sujet a sombré dans l’orgueil, l’avidité, l’égoïsme, l’ambitions : ainsi, il n’aura aucune chance de minimiser les dégâts d’un bouleversement qui se montrera d’autant plus fort que le sujet se croit puissant. Un peu d’humilité serait la bienvenue.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique une extension, le défi ou une destruction catastrophique selon le sens de celle-ci.


  • ·         Dix-septième Lame – L’Etoile
*C’est le havre de paix après les bouleversements subis. Elle est l’orientation positive de notre devenir, car elle est la lumière dans les ténèbres. Il y donc de l’espoir dans le lendemain. Ce peut être un retour vers la santé ou une confiance renouvelée dans la vie : c’est un passage vers la guérison.
*A l’endroit, elle indique que le sujet est rempli d’énergie positive et de création, de sorte qu’il a toute confiance en l’avenir. Il est parvenu à surmonter les difficultés, et déjà, il aperçoit la lumière. Elle indique donc un état d’esprit optimiste, positif. Il ne tient qu’à lui de préserver cette bonne lumière.
*A l’envers, elle indique que le sujet à des idéaux si élevés que nul ne peut les atteindre. Toute la lumière de l’Etoile ne saura lui paraitre suffisant, et il est en proie à la désillusion, à la dépression. Il lui faut alors prendre du recul et réviser ses idéaux.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique les dons de la destinée ou les désorientations et les retards de la destinée selon le sens de celle-ci.


  • ·         Dix-huitième Lame – La Lune
*La Lune symbolise l’inconscient de l’Homme, car c’est la face cachée. Mais, déformant les ombres de la nuit, elle symbolise aussi les illusions.
*A l’endroit, elle indique que le sujet travers une période créative et qu’il est capable d’explorer la face inconnue de sa personnalité par le moyen du rêve ou de l’intuition.
*A l’envers, elle indique que le sujet n’arrive plus à démêler le rêve de la réalité. Cela l’empêche d’avancer, car il prend ses désirs pour la réalité, ou bien il est accaparé par l’illusion (qui peut se traduire par le passé inventé).
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique la fécondité des réalités, la bonne gestation des événements ou la fuite des réalités, la mauvaise gestation des événements selon le sens de celle-ci.


  • ·         Dix-neuvième Lame – Le Soleil
*C’est l’une des meilleures cartes du tarot car elle suggère que le sujet a en lui l’énergie nécessaire pour accomplir ses projets personnels. L’énergie est à son maximum. En outre, cet carte permet d’amoindrir les effets négatifs des autres cartes tires. Le Soleil favorise aussi les rapports humains : il y a union. Le sujet est optimiste, prêt à aller de l’avant.
*A l’endroit, cette lame indique qu’il est tant pour le sujet d’actualiser ses rêves, car ses projets seront couronnés de réussite. Le sujet est délivré de ses peurs et de ses doutes, il est optimiste, confiant, plein d’énergie.
*A l’envers, le sujet se rend aveugle en pratiquant l’auto persuasion : il ne voit que le côté positif des choses, et se croit donc le plus heureux des Hommes. Il manque donc de recul, et cet aveuglement pourrait lui porter préjudice.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique l’éclaircissement, l’harmonie qui se réalise ou l’aveuglement, le retard dans l’harmonisation selon le sens de celle-ci.


  • ·         Vingtième Lame – Le Jugement
*C’est la récompense des efforts fournis. Elle invite à revenir sur son passé, sur le chemin parcouru, avant de tourner définitivement la page. C’est le moment de pardonner, de se débarrasser des jugements négatifs. C’est un changement qui symbolise le réveil de la conscience, car celle-ci a conscience des changements qui se produisent, et elle perçoit les solutions à tous les problèmes.
*A l’endroit, elle indique que le sujet peut désormais tourner la page, car sa conscience est prête à affronter les faits. Le dénouement sera positif.
*A l’envers, le sujet se sent coupable, il a peur du changement. Il s’enferme dans l’artificialité avec exaltation, voire dans l’enivrement spirituel ; mais cette ivresse ne permet pas de changer en toute conscience.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique le dégagement et la clarification rapide, le succès ou le dégagement et la clarification lente selon le sens de celle-ci.


  • ·         Vingt-et-unième Lame – Le Monde
*C’est la dernière carte du Tarot : elle est considérée comme étant la meilleure, car puissante et positive. C’est le principe de plénitude : réussite et couronnement de l’œuvre. Les difficultés des toutes les cartes, depuis le Bateleur, ont été surmontées. Il est alors question du bonheur.
*A l’endroit, le sujet a gagné en compréhension des choses. Il a atteint la perfection, la maitrise, l’équilibre, etc. Il peut être fier de ce qu’il a accompli. Il s’accepte enfin et semble avoir trouvé sa vocation.
*A l’envers, cette lame implique un retard dans la réalisation de quelque chose. Une ambiance hostile, un obstacle extérieur, quelque chose retarde l’accomplissement du sujet. Peut-être le sujet est-il trop dans son monde et renfermé sur lui-même…
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique l’achèvement et la reconnaissance suprême, la victoire ou bien un retard dans l’achèvement ou la déconsidération totale selon le sens de celle-ci.



  • ·         Le Fou (Vingt-deuxième Lame)
*Il représente le nouveau départ ou le potentiel inexploité. Cette carte n’a pas de numéro, car c’est un personnage qui prend la route : principe de l’inconnu, de l’inconscient, le voyage intérieur ou vers l’inconnu. C’est l’enfant qui agit sans réfléchir en nous, qui peut soit provoquer la difficulté à construire quelque chose, soit l’énergie pour partir à l’aventure. C’est l’imprévisible, le fait que la vie est pleine de surprises.
*A l’endroit, cette lame indique que le sujet doit se débarrasser de ses doutes. Il ressent en lui l’impulsivité de l’enfant, et il a un besoin de liberté : il faut laisse vivre cette pulsion pour accéder à un nouveau départ, faire part à la création et à l’originalité qui est à l’œuvre en lui.
*A l’envers, elle met en garde le sujet contre son incapacité à se gérer. Aveuglement, déséquilibre, abandon aux désirs les plus fous… Ce n’est pas une aventure profitable, ni un nouveau départ. Il faut retourner vers la maitrise et la raison.
*D’un point de vue divinatoire, cette lame indique le départ vers l’inconnu, la fragilité, l’incertitude ou la finalité dans la dégénération, le dérèglement, la folie, selon le sens de celle-ci. 



Tirage et disposition des Lames

  • Tirage à cinq cartes
*Le tirage des Lames nécessite une certaine concentration. Il faut faire le vide dans sa tête, et s'imaginer être dans une alcôve: le monde extérieur n'existe plus. J'ai souvent besoin de faire un peu de yoga et de méditation avant, pour être dans un état de concentration et d'écoute intérieure. 
*Une fois cela fait, je mélange les cartes sur une table avec attention, face cachée (c'est le sujet du tirage qui doit mélanger les cartes, car c'est de son énergie dont il est question), tout en me répétant une question ("Comment puis-je améliorer ma situation pour être plus heureuse", "Qu'est-ce qui me convient le mieux pour ma carrière professionnelle"...). Je mélange autant de temps que j'estime cela nécessaire: je m'écoute, et je sais quand je dois m'arrêter. 
*Puis, je ferme les yeux, et je passe ma main au-dessus des cartes: je sens que ma main est attirée, comme magnétisée, par une carte en particulier. Je tire donc cette carte, et je la pose comme indiqué sur la photo ci-dessous, face cachée. Je fais cela à quatre reprise, de sorte à avoir quatre cartes face cachée devant. Puis, j'écarte toutes les autres cartes. 
*Je retourne progressivement les cartes, au fil de l'interprétation (d'abord la première carte piochée, puis la deuxième, etc.). Au bout de la quatrième lame, j'additionne les chiffres des quatre lames; si le résultats est inférieur à 22 le nombre désigne la cinquième lame; si le chiffre est supérieur à 23, j’additionne les chiffres qui le constitue (ex: Si j'ai 39, je fais 3+9=12, donc je prends la douzième lame). 



*Voici comment lire chacune des lames:
Carte 1: Affirmation: exprime la qualité, l'orientation l'aide qu'on peut attendre.
Carte 2: Négation: plaide contre et représente ce qui est défavorable, ce qu'il faut éviter, les difficultés, les dangers, les ennuis.
Carte 3: Jugement: indique le chemin à suivre.
Carte 4: Solution: résultat définitif.
Carte 5: Synthèse: résume l'essentiel de l'objet du tirage. 

  • La Croix celtique

*Le procédé est le même que précédemment, sauf que cette fois, je vais disposer dix cartes comme dans la photo ci-dessous. 



*Voici comme lire chacune des lames:
Carte 1: Consultant: moi.
Carte 2: Défi/blocage: ce qui m'attend.
Carte 3: Objectif conscient: ce que je désire atteindre.
Carte 4: Influence connue: les éléments qui m'aideront malgré moi. 
Carte 5: Influence passée: mes expériences.
Carte 6: Influence future: mes rencontres.
Carte 7: Ressource/adjuvant: mes atouts.
Carte 8: Comment les autres me voient: l'extérieur.
Carte 9: Espoirs/peurs: mes points forts et points faibles.
Carte 10: Résultat: synthèse. 

A lire

*Le Livre du Tarot de Marseille, aux éditions ESI. Il donne une bonne synthèse pour interpréter chacune des lames efficacement. Il était vendu avec le jeu de Tarot que je me suis procurée.
*Le Grand Livre du Tarot: Méthode pratique d'art divinatoire de Kris Hadar aux éditions de Mortagne. C'est un des ouvrages les plus complets que j'ai pu voir. Je crois qu'il explique tout ce qu'il y a à savoir sur le Tarot de Marseille, il explique comment lire l'avenir dans les cartes, mais il complique aussi l’interprétation par des notions de lames neutres, positives, négatives et d'autres éléments de ce genre, ainsi que d'autres méthodes de tirage. L'ouvrage est tellement dense, et la lecture des lames y est tellement complexe, que je ne maîtrise pas encore ce niveau de lecture et utilisation du Tarot de Marseille. Je pense que c'est le travail d'une vie, donc j'entre dans cet art divinatoire progressivement, et je te conseille d'en faire autant!